Définition
Reste à vivre
Ce qu'il vous reste une fois les charges fixes payées, pour vivre jusqu'à la prochaine rentrée d'argent.
Le reste à vivre se calcule simplement : revenus du mois moins charges fixes. C'est l'argent réellement disponible pour les courses, les sorties, les imprévus, l'épargne.
Il existe pourtant deux façons de le compter. La version courante retire les charges fixes du revenu : loyer, crédits, assurances, abonnements, énergie. La version bancaire, celle qu'un prêteur regarde, ne retire que les charges de crédit et de logement, et compare le résultat à un minimum par personne du foyer, propre à chaque établissement. Les deux portent le même nom et ne donnent pas le même chiffre : le premier décrit votre mois, le second décrit un dossier.
Dans les procédures de surendettement, la notion est encadrée : la commission laisse au débiteur une somme au moins égale au montant forfaitaire du RSA, majorée selon la composition du foyer, pour faire face aux dépenses courantes. C'est la seule définition officielle du terme, et elle sert de plancher, pas de repère de confort.
Ce que les gens confondent : reste à vivre et solde disponible. Le solde disponible est ce que la banque affiche aujourd'hui. Il peut être élevé la veille du loyer et ne rien dire de la suite. Le reste à vivre est un montant du mois, calculé après les charges, qu'elles soient déjà parties ou non. Un solde de 900,00 € avec 850,00 € de loyer à venir donne un reste à vivre de 50,00 €, pas de 900,00 €.
Autre confusion : le compter par mois alors qu'il se dépense par jour. 750,00 € sur un mois de trente jours, c'est 25,00 € par jour. Et 750,00 € le 1er avec une paie le 28 ne se lisent pas comme 750,00 € le 15 avec la même paie. Ramené au jour et à la date de la prochaine rentrée, le chiffre devient une consigne concrète.
Deux personnes au même salaire peuvent avoir des restes à vivre très différents : tout dépend de la part engagée d'avance. C'est lui, pas le revenu, qui décrit votre aisance réelle en cours de mois. C'est aussi ce que Fintur affiche dans la Synthèse : le solde du jour une fois retiré tout ce qui doit encore partir avant la prochaine paie.
Exemple
2 100,00 € de revenus, 1 350,00 € de charges fixes : votre reste à vivre est de 750,00 € jusqu'à la prochaine paie, soit 25,00 € par jour sur un mois de trente jours. Si la paie tombe le 28 et que vous regardez le 10, il reste 18 jours : 41,67 € par jour si rien n'a encore été dépensé.
Questions fréquentes
- Comment calculer son reste à vivre ?
- Revenus nets du mois moins charges fixes (loyer ou crédit, énergie, assurances, abonnements, crédits). Pour un dossier de prêt, la banque ne retire que les charges de logement et de crédit, et compare à son propre minimum par personne.
- Quel reste à vivre minimum pour un prêt immobilier ?
- Il n'y a pas de seuil légal. Chaque banque fixe son minimum par personne du foyer, en complément du taux d'endettement de 35 % fixé par le HCSF. Le chiffre varie d'un établissement à l'autre et selon la ville.
- Le reste à vivre inclut-il les courses ?
- Dans la version courante, oui : les courses se paient avec le reste à vivre, comme les sorties, l'essence et les imprévus. Seule la version des commissions de surendettement isole un minimum pour les dépenses courantes.
plus clair. Les essentiels restent, le reste, c'est vous qui décidez.