Excel vs applicationMis à jour le Guide du thème : Gérer son budget

Excel ou appli de budget : pourquoi vous revenez au tableur

Une application de budget promet de remplacer le tableur. Dans les faits, beaucoup de gens y reviennent au bout de quelques mois. Voici pourquoi, et ce que ça dit de ce qu'il faut vraiment chercher.

ParBaptiste Kabel· Fondateur de Fintur

Mains sur le clavier d'un ordinateur portable affichant un tableur, avec carnet, lunettes de soleil et café sur un bureau en bois.

En bref : ceux qui reviennent au tableur ne le font presque jamais par nostalgie. C'est le plus souvent parce que l'application testée catégorise ce qui est déjà dépensé sans rien dire de la suite, gère mal les revenus irréguliers ou plusieurs devises, ou inspire trop peu confiance pour y connecter un compte. Le tableur reste le seul outil totalement flexible, mais il ne prévient d'un découvert que si on l'a construit pour.

Le même scénario, presque à chaque fois

On retrouve souvent la même histoire, presque dans les mêmes mots : quelqu'un teste une application de gestion de budget, ça fonctionne quelques semaines, puis un détail coince. Une banque mal reconnue. Un revenu qui ne rentre dans aucune catégorie. Une fonctionnalité utile enfermée derrière un abonnement. Et le fichier Excel revient, pas par choix radical, mais parce qu'aucune des applications essayées n'a tenu la distance sur un besoin précis. Le guide gérer son budget sans le tenir remet chaque support à sa place : le tableur pour comprendre, l'outil connecté pour durer.

Ce qui fait vraiment revenir au tableur

Les revenus qui ne rentrent dans aucune case

Freelance, plusieurs devises, actions d'entreprise, revenus irréguliers d'un mois à l'autre : la plupart des applications de budget sont pensées pour un cas simple, un salaire fixe, un compte, une devise. Dès que la situation s'écarte de ce schéma, il faut forcer les catégories ou tout ressaisir à la main, ce qui annule l'intérêt même de l'automatisation.

La synchronisation bancaire qui ne suit pas

Une application qui se connecte parfaitement à une grande banque nationale peut mal reconnaître une banque en ligne, une néobanque, ou un compte détenu dans un autre pays européen. Une fois que la synchronisation casse une première fois, la confiance dans l'automatisation ne revient presque jamais entièrement.

La méfiance légitime sur les données bancaires

Connecter son compte à une application tierce n'a rien d'anodin. En Europe, ces connexions passent par la directive DSP2, en lecture seule et encadrées par le régulateur : l'application peut consulter les mouvements, jamais initier un virement. Ça n'empêche pas une prudence légitime, en particulier envers des applications jeunes ou peu connues.

Le regard tourné vers le passé

La friction la plus fréquente reste la même : l'application dit ce qui a déjà été dépensé, pas ce qui arrive. Un graphique bien fait des dépenses du mois dernier ne répond pas à la question que tout le monde se pose vers le 20 du mois, à savoir si le compte va tenir jusqu'à la fin.

Le même scénario revient souvent : une appli, un point de friction, retour au tableur. Regarder devant casse la boucle.
Le tableur ne lâche pas sur le calcul, il lâche sur la saisie. La courbe qui compte n'est pas celle des formules, c'est celle du temps qu'il faut y remettre chaque semaine.

Ce que le tableur fait bien, et ce qu'il ne fait pas

Un tableur ne casse jamais, ne verrouille aucune fonctionnalité derrière un palier payant, et s'adapte à n'importe quelle situation, aussi particulière soit elle. En échange, tout doit être ressaisi à la main, et surtout, il ne prévient de rien : pas d'alerte avant un découvert, pas de projection sur les prélèvements des prochaines semaines. Le tableur documente le présent avec précision. Il ne prévient de rien tant qu'on ne l'a pas construit pour, et la section suivante montre comment.

Un tableur qui regarde devant

Un tableur peut tout à fait prévoir, à condition de changer sa structure. Au lieu d'une feuille par mois qui classe les dépenses passées, une seule feuille qui déroule les jours à venir. Quatre colonnes suffisent.

  1. 1
    Une ligne par mouvement datéColonne A la date, colonne B le libellé, colonne C le montant, positif pour une entrée, négatif pour une sortie. Salaire, loyer, prélèvements, et une ligne par semaine pour les dépenses courantes estimées.
  2. 2
    Triez par dateLe tri par ordre chronologique fait de la feuille un calendrier. Les prélèvements connus des trois prochains mois y entrent d'un coup.
  3. 3
    Un solde qui courtLigne 2 : la date du jour, le libellé « Solde de départ », rien en C et le solde réel en D2. En D3, la formule =$D$2+SOMME($C$3:C3), recopiée vers le bas. Chaque ligne affiche le solde après ce mouvement, et la formule résiste à la suppression des lignes passées.
  4. 4
    Faites ressortir le point bas=MIN(D2:D200) donne le solde le plus bas de la période, et une mise en forme conditionnelle colore en rouge toute ligne sous zéro. C'est la seule cellule à regarder chaque semaine.
  5. 5
    Mettez à jour le solde de départ, pas l'historiqueChaque semaine, remplacez D2 par le solde réel et supprimez les lignes passées. Le tableur ne sert plus à archiver, il sert à voir devant.

La plupart des banques permettent d'exporter les opérations au format CSV, ce qui aide à repérer les prélèvements récurrents la première fois. Le coût réel de cette méthode reste la mise à jour : c'est elle qui s'use avec les semaines, bien plus que le calcul.

Suivi du budget et suivi du patrimoine, deux besoins différents

Une partie de la confusion vient de là. Suivre son budget mensuel, ce qui rentre, ce qui sort, ce qu'il reste, et suivre son patrimoine, placements, immobilier, actions, sont deux exercices différents, avec des outils différents. Une application pensée pour la trésorerie du quotidien restera toujours limitée sur le patrimoine long terme, et une application pensée pour le patrimoine restera souvent lourde pour un simple suivi du mois.

Ce qu'il faudrait, pour ne pas y revenir

Pas une application qui résume joliment le mois dernier. Une application qui prend les mêmes informations, le solde actuel, les prélèvements à venir, les revenus prévus, et les projette dans le temps, jour par jour, pour répondre à la seule question qui compte vraiment : est-ce que ça va tenir jusqu'à la fin du mois ? C'est l'angle sur lequel Fintur est construite. Horizon projette le solde des jours à venir, Fintur IA répond à des questions concrètes comme ce qu'il reste à dépenser avant vendredi, et le Fintur Score résume la santé financière du moment en un coup d'œil.

Questions fréquentes

Pourquoi je reviens toujours à Excel pour mon budget ?

Le plus souvent parce que l'application testée catégorise le passé sans projeter l'avenir, ou parce qu'elle gère mal un cas précis : plusieurs devises, revenus irréguliers, banque non reconnue. Le tableur, lui, reste flexible, mais demande de tout faire à la main.

Une application de budget est-elle sûre pour mes données bancaires ?

En Europe, les connexions bancaires des applications sérieuses passent par la directive DSP2, en lecture seule : elles peuvent consulter les transactions, jamais réaliser un virement à votre place.

Suivi de budget et suivi de patrimoine, quelle différence ?

Le budget suit la trésorerie du quotidien : ce qui rentre, ce qui sort, le solde. Le patrimoine suit les placements et les biens sur le long terme, actions, immobilier, épargne. Ce sont rarement les mêmes outils, ni les mêmes usages.

Existe-t-il une application qui prévoit le solde avant qu'il n'arrive ?

C'est l'angle sur lequel Fintur est construite. Plutôt que de catégoriser les dépenses passées, l'application projette le solde jour par jour à partir des prélèvements et des revenus à venir, avec Horizon.

Peut-on faire une vraie projection de solde dans un tableur ?

Oui, à condition de tenir à la main les dates, les montants et les mises à jour chaque semaine. C'est là que le tableur lâche : ce n'est pas le calcul qui coûte cher, c'est la saisie répétée, et c'est elle qu'on abandonne en premier.

Transparence : Fintur édite une application de budget, nous ne sommes donc pas neutres dans cette comparaison. Les limites décrites du tableur sont vérifiables par vous-même, c'est la meilleure façon de vous faire votre avis.

Pour aller plus loin

Sources

Rédigé par Baptiste Kabel · Fondateur de Fintur

Fintur

Disponible dès maintenant.

Télécharger sur App Store
Écran Synthèse de Fintur : solde projeté des jours à venirÉcran Calendrier de Fintur : les prélèvements et rentrées du mois, jour par jour

Vos données, votre choix.

On pose quelques cookies pour voir ce qui aide vraiment, et rendre Fintur plus clair. Les essentiels restent, le reste, c'est vous qui décidez.

Lire la politique de cookies